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Catégorie : Comprendre le vin

Le Champagne : comprendre l’essentiel sans prise de tête

Derrière chaque bulle de Champagne se cache une histoire, des terroirs bien distincts et un vrai savoir-faire artisanal.

Voici un guide simple pour mieux le choisir… et surtout mieux l’apprécier.

Une histoire de bulles (presque) accidentelle

Le Champagne est né dans le nord-est de la France, autour de Reims et d’Épernay.

Pendant longtemps, les vins produits ici étaient tranquilles (sans bulles).
Avec le froid hivernal, les fermentations s’arrêtaient en Novembre puis reprenaient au printemps… directement en bouteille.

Résultat : du gaz, des bulles, parfois des explosions… puis un style unique.

Au XVIIᵉ siècle, Dom Pérignon perfectionnent la méthode suite à son voyage à Limoux. En effet dans le Sud-Ouest la méthode qui sert à faire les Champagnes était déjà en grande partie maitrisée.
Au XVIIIᵉ, les grandes Maisons apparaissent (Ruinart, Moët, Veuve Clicquot…).
Le Champagne devient le vin des fêtes… puis du monde entier.

 Les 5 grandes régions du Champagne (et leurs styles)

Même si on parle « du » Champagne, il existe plusieurs personnalités selon les terroirs.

1. Montagne de Reims

👉 Le royaume du Pinot Noir
Vins puissants, structurés, vineux
Notes de fruits rouges, parfois épicées

2. Vallée de la Marne

👉 Le territoire du Meunier
Plus souples, gourmands, accessibles
Beaucoup de rondeur et de fruité

3. Côte des Blancs

👉 Le temple du Chardonnay
Finesse, fraîcheur, minéralité
Champagnes droits, élégants, parfaits à l’apéritif

4. Côte de Sézanne

👉 Proche de la Côte des Blancs
Plus mûr, plus généreux, très charmeur

5. Côte des Bar (Aube)

👉 Plus au sud
Pinot Noir solaire, plus vineux
Style gourmand, parfois proche de la Bourgogne

💡 Astuce dégustation :
Côte des Blancs = tension / fraîcheur
Montagne de Reims ou Aube = structure / puissance

Comment fabrique-t-on le Champagne ?

La méthode champenoise (ou méthode traditionnelle) est unique.

Étapes simplifiées :

  1. Vendange et on presse les raisins doucement et lentement

  2. Première fermentation ce qui donne un vin blanc tranquille

  3. Assemblage des cépages et des années (et oui ça c’est une particularité)

  4. Mise en bouteille + ajout de levures

  5. Deuxième fermentation en bouteille ce qui fait apparaître les bulles

  6. Vieillissement sur lies (levures mortes) = arômes briochés

  7. Dégorgement (on retire les lies) + dosage  (on ajoute une liqueur composée de vin et de sucre)

Les cépages principaux

Trois stars composent 99% du Champagne :

Chardonnay

Fraîcheur, finesse, agrumes, fleurs blanches
→ apporte élégance et tension

Pinot Noir

Structure, vinosité, fruits rouges
→ donne le corps

Meunier

Souplesse, fruité, accessibilité
→ rend le vin plus charmeur

On utilise donc également des cépages rouges qui ne colorent pas forcément le champagne car on ne laisse pas les peaux en contact avec le jus (pas de macération)

Assemblage, non millésimé, millésimé : quelle différence ?

Champagne non millésimé (NM)

Mélange de plusieurs années
Style constant de la Maison
Le plus courant

Millésimé (Vintage)

Une seule année exceptionnelle
Plus complexe, plus apte au vieillissement
Plus gastronomique

Cuvée prestige

Sélection parcellaire ou vieillissement long
Le haut de gamme

Comment lire l’étiquette ?

Petit décodeur simple :

Blanc de Blancs

100% Chardonnay
→ fin, droit, minéral

Blanc de Noirs

100% Pinot Noir et/ou Meunier
→ plus ample et vineux

Rosé

Assemblage vin blanc + vin rouge ou macération
→ fruité, gourmand

Brut Nature / Zéro dosage

Pas de sucre ajouté
→ très sec, très pur

Extra Brut moins de 6g de sucre par litre

Très sec

Brut moins de 12g de sucre par litre

Équilibré, le plus répandu

Demi-sec entre 32 à 50g de sucre par litre.

Plus sucré, idéal dessert

Les meilleurs accords mets & Champagne

Idéal à l’apéritif car ses bulles réveillent nos papilles, mais il s’accorde également avec nos plats.

Blanc de Blancs

Huîtres, sashimi, fruits de mer, fromages frais

Brut classique

Apéritif, volailles, poissons grillés, parmesan

Blanc de Noirs / millésimé

Viandes blanches, champignons, plats crémeux, risotto

Rosé

Thon, saumon, cuisine asiatique, desserts aux fruits rouges

Demi-sec

Tartes, desserts fruités, cuisine sucrée-salée

En résumé

Le Champagne n’est pas seulement festif :
c’est un vin de terroir, d’assemblage et de précision.

Comprendre son origine et son style permet :
✔️ de mieux choisir
✔️ de mieux accorder
✔️ et surtout… de mieux savourer

Parce qu’une bulle, c’est bien, mais une bulle comprise, c’est encore meilleur.

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Vin sans alcool : comment est-il fabriqué, quels sont ses avantages et ses limites ?

Qu’appelle-t-on vraiment “vin sans alcool” ?

Vin sans alcool ou vin désalcoolisé : des définitions à connaître

Le vin sans alcool n’est pas issu de jus de raisin, mais bien de raisins fermentés.
Il s’agit donc, à l’origine, d’un vin, qui subit ensuite un procédé visant à retirer tout ou partie de l’alcool.

On parle plus justement de vin désalcoolisé.

👉 D’un point de vue réglementaire, le taux d’alcool résiduel autorisé se situe :

  • autour de 0,0 %

  • jusqu’à < 0,5 % vol. selon les catégories et pays

Cette distinction est importante car, une fois l’alcool retiré, le produit ne relève plus strictement de la définition classique du vin.


Un marché en croissance… mais contrasté

La consommation de vin est en baisse depuis plusieurs années, liée à :

  • une évolution des habitudes alimentaires,

  • une diminution de la consommation quotidienne.

Dans le même temps, la part des vins de qualité (AOC) progresse, traduisant une consommation plus occasionnelle mais plus qualitative (source INSEE).

Le marché du vin sans alcool a connu :

  • +47 % en 2023 vs 2022

  • +28 % en 2024 vs 2023

Après cette phase d’essor rapide, le premier semestre 2025 marque un ralentissement, avec une légère baisse d’environ 1 % des requêtes, signe d’un marché en phase de questionnement plus que de rejet.


Comment est fabriqué un vin sans alcool ?

Une base indispensable : un vrai vin fermenté

Avant toute désalcoolisation, le produit est vinifié de manière classique :

  • fermentation alcoolique,

  • élaboration d’un vin stable.

Ce n’est qu’ensuite que différentes techniques industrielles sont utilisées pour retirer l’alcool.


Les principales techniques de désalcoolisation

Distillation sous vide

Le vin est chauffé sous pression réduite, ce qui permet à l’alcool de s’évaporer à plus basse température (environ 30–35 °C), limitant partiellement la dégradation des composés sensibles.

➡️ Procédé très énergivore.


Osmose inverse

Le vin est forcé sous pression à travers une membrane qui laisse passer :

  • l’eau

  • l’alcool
    mais retient une grande partie des autres composés.

L’alcool est ensuite retiré du filtrat par distillation ou micro-filtration, avant recomposition.

➡️ Procédé très consommateur d’eau.


Évaporation à basse température / cônes rotatifs

Le vin est fractionné selon les points d’ébullition des composés.
À pression réduite (≈0,1 bar), l’ébullition intervient autour de 35–45 °C.
Les fractions jugées intéressantes sont ensuite recombinées.

➡️ Procédé techniquement maîtrisé mais très transformant.


Les impacts de la désalcoolisation sur le vin

  • Perte d’arômes volatils, particulièrement les arômes fermentaires

  • Modification de la texture : sensation plus sèche, astringence accentuée

  • Déséquilibre acide, l’alcool jouant un rôle d’amortisseur

  • Perte de certains conservateurs naturels, nécessitant des ajustements technologiques


Que trouve-t-on vraiment dans un vin sans alcool ?

Composition & nutrition

Sucre et glucides : pourquoi certains vins sans alcool sont plus sucrés

Sans alcool, la sensation acide est plus perceptible, car l’alcool masque naturellement :

  • l’acidité

  • l’amertume

Dans certains cas, du sucre peut être ajouté pour rééquilibrer la boisson :

  • moût de raisin concentré

  • jus de raisin

👉 La filière du vin sans alcool souffre aujourd’hui d’un manque de transparence, non par volonté de dissimulation, mais par :

  • l’absence de standards clairs,

  • un discours marketing souvent simplificateur.

Les ajustements sur le sucre et les arômes sont rarement expliqués au consommateur.


Calories : moins d’alcool, moins de calories… mais pas zéro

L’alcool étant très calorique (7 kcal/g), son retrait entraîne mécaniquement :

  • une baisse importante des calories
    ➡️ En moyenne : 80 kcal / 100 ml pour un vin classique
    ➡️ 15 à 25 kcal / 100 ml pour un vin sans alcool

⚠️ Cela ne signifie pas absence de sucres.


Énergie et transformations

La désalcoolisation nécessite :

  • des équipements industriels lourds,

  • une consommation énergétique élevée.

Ces unités étant souvent éloignées des zones de production, les transports successifs dégradent le bilan carbone.

Enfin, les multiples transformations éloignent le produit final des caractéristiques du vin d’origine.


Les avantages du vin sans alcool

Une alternative pour certains moments

  • Fin de soirée

  • Dry January

  • Découverte ponctuelle

Depuis mars 2025, certains vins désalcoolisés par distillation ou évaporation partielle peuvent prétendre à la certification biologique (sous conditions).

Les polyphénols résistent globalement bien aux procédés de retrait de l’alcool.
Ils restent majoritairement présents, mais leur expression sensorielle est modifiée par l’absence d’alcool.


Les limites et inconvénients du vin sans alcool

D’un point de vue gustatif

  • Perte de structure et de longueur

  • Tanins plus secs

  • Acidité plus marquée

  • Expression aromatique appauvrie


D’un point de vue nutritionnel

« La teneur en glucides peut être plus élevée que dans un vin sec classique, ce qui nécessite une vigilance particulière chez les personnes diabétiques ou suivant un régime à index glycémique contrôlé. »


D’un point de vue technique et environnemental

  • Forte consommation d’énergie

  • Bilan carbone défavorable

  • Multiplication des additifs technologiques

« Certains vins sans alcool utilisent le dicarbonate de diméthyle (DMDC – E242) comme agent de stabilisation microbiologique. Autorisé dans des doses strictement encadrées, il se décompose rapidement. Toutefois, comme pour tout additif, son usage interroge sur le niveau de transformation du produit final. »


Conservation

  • Une fois ouverte, la bouteille se conserve mal

  • Absence d’alcool = moindre protection microbiologique


Vin sans alcool et dégustation : peut-on parler de terroir ?

Ce que l’on perd… et ce que l’on conserve

  • Arômes primaires partiellement conservés

  • Arômes secondaires très atténués

  • Absence d’arômes tertiaires, le produit n’évoluant plus

  • Expression du cépage affaiblie


Faut-il opposer vin et vin sans alcool ?

Le vin sans alcool est une boisson fabriquée à partir de vin, mais la comparaison s’arrête là.
Le retrait de l’alcool entraîne des modifications majeures de texture, d’équilibre et d’expression aromatique.

Si la boisson peut être consommée telle quelle, les ajustements technologiques nécessaires posent des questions :

  • sur la naturalité,

  • sur l’impact environnemental,

  • sur l’information du consommateur.

D’autres boissons fermentées à très faible teneur en alcool, issues de fermentations naturelles ou lactiques (kombucha, kéfir, kvas), offrent des alternatives souvent moins transformées, plus lisibles et intéressantes gustativement.

Quelles alternatives? exemple de la sobrellerie

Le sobrellier est un professionnel spécialisé dans les boissons sans alcool ou faiblement alcoolisées, avec une approche inspirée de la sommellerie. Son rôle consiste à sélectionner, analyser et valoriser des boissons capables d’offrir une véritable expérience sensorielle, sans recourir à l’alcool comme support aromatique. Thés gastronomiques, kombuchas, jus premium, boissons fermentées, botaniques font partie de son champ d’expertise.
À l’image du sommelier, le sobrellier travaille les accords mets & boissons, en s’appuyant sur l’équilibre, la texture, l’acidité, l’amertume et la persistance aromatique. Il répond ainsi à une attente croissante : proposer des alternatives crédibles, complexes et gastronomiques aux personnes qui choisissent de réduire ou d’exclure l’alcool.

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Bien choisir son rosé

Bien choisir son rosé : le guide simple d’ArnoWine

Quand arrive le soleil, impossible de passer à côté du rosé ! Mais entre les rosés de Provence, de Loire, de Tavel ou encore du Languedoc, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Voici un guide simple pour comprendre les différents styles de rosés en France… et bien choisir votre bouteille selon vos envies !


1. La couleur du rosé : un indice sur son style

Contrairement aux idées reçues, tous les rosés ne se ressemblent pas ! Leur couleur varie du gris très pâle au rose soutenu, et cela donne déjà un aperçu de leur caractère :

  • Rosé très pâle (quasiment gris) : léger, vif, très désaltérant. Typique des Côtes de Provence ou des Gris de Gris du Languedoc.

  • Rosé saumoné : arômes plus fruités, parfois floraux, pour des vins ronds et plaisants comme certains rosés de Loire ou de Bordeaux.

  • Rosé framboise soutenu : plus corsé, structuré, parfait pour accompagner un repas. Exemples : Tavel dans la Vallée du Rhône ou Bandol en Provence.


2. Les différents styles aromatiques

  • Léger & fruité : petits fruits rouges, agrumes, parfait à l’apéritif ou avec des salades estivales. Ex : Provence, Languedoc.

  • Floral & délicat : fleurs blanches, bonbons anglais, idéal avec des plats légers ou des fromages frais. Ex : Loire.

  • Puissant & épicé : fruits mûrs, épices, garrigue… pour accompagner une cuisine méditerranéenne ou des viandes grillées. Ex : Bandol, Tavel.


3. Les grandes régions du rosé en France

Région Style principal Idéal pour…
Provence Léger, pâle, frais Apéritif, poissons, cuisine d’été
Loire Fruité, tendre Charcuteries, plats sucrés-salés
Languedoc Varié (léger à corsé) Polyvalent, selon l’appellation
Vallée du Rhône (Tavel) Puissant, structuré Plats méditerranéens, viandes blanches
Bandol Structuré, épicé Cuisine provençale, grillades
Sud-Ouest / Bordeaux Fruité, simple Barbecue, tapas, apéritifs entre amis

4. Sec ou légèrement sucré ?

  • La majorité des rosés français sont secs, parfaits pour la soif ou le repas.

  • Mais il existe des rosés légèrement doux, comme les Rosés d’Anjou ou Cabernet d’Anjou, aux notes sucrées idéales avec la cuisine asiatique ou exotique.


5. Quel rosé pour quel plat ?

Plat ou moment Type de rosé conseillé
Apéritif, salades d’été, poisson grillé Provence, Languedoc léger
Viandes blanches, charcuteries Loire, Bordeaux Rosé
Cuisine méditerranéenne (tapenade, ratatouille) Tavel, Bandol
Plats épicés, cuisine asiatique Rosé d’Anjou demi-sec

6. Nos conseils pour bien déguster un rosé

  • Température idéale : 8-10°C pour les rosés légers, 10-12°C pour les rosés plus puissants.

  • À boire jeune : la plupart des rosés se dégustent dans l’année qui suit leur récolte, sauf quelques exceptions (Bandol peut vieillir 2 à 5 ans).

  • Verre adapté : un verre de taille moyenne (pas trop large) permet de préserver la fraîcheur et les arômes délicats du rosé.


En résumé :

Envie d’un rosé pour l’apéritif ? Provence ou Languedoc léger.
Pour accompagner un repas ? Tavel ou Bandol.
Un rosé gourmand et tendre ? Direction la Loire !


Le petit conseil ArnoWine :

« Chaque rosé a son moment ! L’idéal ? Participer à une dégustation pour découvrir plusieurs styles à l’aveugle… c’est souvent surprenant ! »


Envie d’en apprendre plus sur les rosés français ?

Pourquoi ne pas participer à l’un de nos ateliers de dégustation ArnoWine près de Nantes ?
Une belle occasion de comparer différents styles de rosés dans une ambiance conviviale et détendue.

Découvrez nos ateliers ici :


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Comprendre les appellations en France

Comprendre les Appellations Françaises : Guide des Vins de nos Régions

Introduction

La France est mondialement reconnue pour la richesse et la diversité de ses vins. Cette excellence repose en grande partie sur un système d’appellations rigoureux, destiné à garantir l’origine, le savoir-faire et la qualité des vins. Dans cet article, nous allons explorer les différentes régions viticoles françaises et la manière dont sont organisées les appellations, pour vous aider à mieux comprendre ce que vous buvez… et à faire les bons choix !


Qu’est-ce qu’une appellation  ?

En France, une appellation désigne une zone géographique précise où le vin est produit selon des règles strictes, définies par un cahier des charges. L’objectif est de protéger l’identité et l’authenticité des vins produits dans une région donnée.

Les principales catégories d’appellations :

  • AOP (Appellation d’Origine Protégée) : niveau de qualité le plus élevé, reconnu à l’échelle européenne.

  • IGP (Indication Géographique Protégée) : moins contraignante, mais toujours liée à une zone géographique.

  • Vins sans indication géographique : souvent appelés « vins de France », plus libres en termes de cépages et d’assemblages.

    Les Grandes Régions Viticoles Françaises et Leurs Appellations

    1. Bordeaux (Rive droite-rive gauche)

    • Sous-régions : Médoc, Graves, Entre deux Mers etc.

    • Exemples d’AOP : Margaux, Pauillac, Saint-Estèphe, Pessac-Léognan, Sauternes.

    • Particularité : Vins d’assemblage, dominés par Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc en rouge et Sauvignon, Semillon, Muscadelle en blanc.

    2. Bourgogne

    • Sous-régions : Chablis, Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise, Mâconnais.

    • Exemples d’AOP : Chablis, Gevrey-Chambertin, Meursault, Pommard, Pouilly-Fuissé.

    • Particularité : Culture des « climats »(petites parcelles), majoritairement Pinot Noir et Chardonnay.

    3. Vallée de la Loire

    • Sous-régions : Pays Nantais, Anjou, Touraine, Centre-Loire.

    • Exemples d’AOP : Muscadet, Savennières, Vouvray, Chinon, Sancerre.

    • Particularité : Grande diversité de styles – rouges, blancs, rosés, moelleux, pétillants.

    4. Vallée du Rhône

    • Divisée en deux : Nord (Syrah pour les rouges et viognier pour les blancs) et Sud (assemblages, Grenache pour les rouges et Marsanne et Roussanne pour les blancs).

    • Exemples d’AOP : Côte-Rôtie, Hermitage, Crozes-Hermitage, Châteauneuf-du-Pape, Gigondas.

    • Particularité : Région très expressive.

    5. Alsace

    • Exemples d’AOP : Alsace, Alsace Grand Cru, Crémant d’Alsace.

    • Particularité : Vins souvent mono-cépages, étiquetage avec le cépage (Riesling, Gewurztraminer, Sylvaner…).

    6. Champagne

    • AOP unique : Champagne.

    • Particularité : Méthode traditionnelle(2 fermentations), cépages principaux : Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Meunier.

    7. Languedoc-Roussillon

    • Exemples d’AOP : Corbières, Minervois, Pic Saint-Loup, Faugères.

    • Particularité : Région en plein renouveau, grande diversité de styles et d’assemblages.

    8. Provence

    • Exemples d’AOP : Côtes de Provence, Bandol, Cassis.

    • Particularité : Surtout connue pour ses rosés, mais aussi des rouges puissants.

    9. Sud-Ouest

    • Exemples d’AOP : Cahors, Madiran, Jurançon, Gaillac.

    • Particularité : Cépages autochtones rares (Négrette, Tannat, etc…) et forte identité régionale.

    10. Corse

    • Exemples d’AOP : Patrimonio, Ajaccio, Vin de Corse.

    • Particularité : Cépages locaux (Niellucciu, Sciaccarellu), influence méditerranéenne.

      Comment lire une étiquette de vin français ?

      Sur une bouteille portant une AOP, vous retrouverez :

      • Le nom de l’appellation (ex. : AOP Côtes-du-Rhône),

      • Le nom du producteur ou du domaine,

      • Parfois le lieu-dit ou le climat (surtout en Bourgogne),

      • Le millésime (année de récolte),

      • Le titre alcoométrique volumique.


      Conclusion : Pourquoi les appellations comptent ?

      Connaître les appellations, c’est mieux comprendre ce qu’on boit, d’où ça vient et comment le vin a été produit. C’est aussi un excellent repère de qualité et d’authenticité. La France, avec son incroyable diversité de terroirs et de traditions viticoles, offre une palette infinie de saveurs à découvrir. Santé !


      Bonus : Quelques conseils pour bien choisir selon les appellations

      • Pour un vin rouge souple : optez pour un Chinon ou un Pinot Noir de Bourgogne.

      • Pour un vin blanc sec et minéral : un Sancerre blanc ou un Chablis.

      • Pour un rosé d’été : un Côtes de Provence ou un Tavel.

      • Pour un rouge puissant : un Cahors ou un Châteauneuf-du-Pape.

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Comment choisir son vin

Comment choisir son vin : Guide pratique pour tous les amateurs

Choisir un vin peut sembler complexe, surtout face à la multitude d’options disponibles. Pas de panique, voici quelques conseils simples pour vous aider à trouver le vin idéal, que ce soit pour accompagner un repas, offrir en cadeau ou tout simplement pour votre plaisir personnel.


1. Définissez l’occasion

Le choix du vin dépend souvent du contexte :

  • Pour un repas : Prenez en compte les plats que vous allez servir. Par exemple, un vin rouge puissant comme un Bordeaux s’accorde bien avec une viande rouge, tandis qu’un vin blanc sec comme un Chablis complétera parfaitement un poisson ou des fruits de mer.
  • Pour un apéritif : Privilégiez des vins frais et légers comme un rosé de Provence ou un blanc vif.
  • Pour un cadeau : Misez sur des valeurs sûres comme un Champagne ou un vin d’une région prestigieuse (Bourgogne, Côtes du Rhône).

2. Tenez compte de vos préférences et de celles de vos convives

Votre choix doit également refléter les goûts de ceux qui dégusteront le vin. Si vous ne connaissez pas leurs préférences, optez pour un vin équilibré, ni trop sec ni trop tannique, comme un Merlot ou un Sauvignon Blanc.


3. Explorez les régions et les appellations

Chaque région viticole a son caractère unique. N’hésitez pas à varier vos choix pour découvrir de nouveaux horizons :

  • Bordeaux : Idéal pour les amateurs de rouges structurés.
  • Loire : Parfait pour les blancs frais et aromatiques.
  • Alsace : Reconnu pour ses vins blancs parfumés et ses Gewurztraminer.
  • Rhône : Une région qui offre des rouges épicés et généreux.

4. Utilisez les outils à votre disposition

  • Les étiquettes : Elles fournissent de précieuses informations sur le vin (millésime, cépages, région, producteur).
  • Les guides et applications : Ils peuvent vous orienter vers des vins bien notés ou correspondant à vos goûts.
  • Le caviste : N’hésitez pas à demander conseil. Les professionnels sauront vous guider vers un vin adapté à vos besoins.

5. Laissez-vous guider par vos envies

N’oubliez pas que l’essentiel est de vous faire plaisir. Ne vous limitez pas à des règles strictes : osez tester de nouveaux cépages, régions ou styles de vins.


Envie d’en apprendre davantage ?

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances et devenir plus à l’aise dans vos choix, pourquoi ne pas participer à une de nos séances de dégustation ? Nous vous guiderons dans une ambiance conviviale et ludique pour explorer l’univers du vin. Contactez-nous dès aujourd’hui pour plus d’informations et réserver votre place !


 

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